, | 11 avril 2016

[Le Monde] Flottes de vélos d’entreprise : la loi ne suffira pas

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La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a créé deux incitations économiques pour développer l’usage du vélo pour la mobilité domicile-travail. Le Monde, par la voix d’Olivier Razemon, évoque dans son édition du 7 avril les difficultés de création et d’application de l’une d’entre elles, correspondant à l’article 39 7 bis…

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a créé deux incitations économiques pour développer l’usage du vélo pour la mobilité domicile-travail. Le Monde, par la voix d’Olivier Razemon, évoque dans son édition du 7 avril les difficultés de création et d’application de l’une d’entre elles, correspondant à l’article 39 7 bis de la dite loi. Nous reproduisons l’article en question ci-dessous.

Comme le relate le journaliste, le Club des villes et territoires cyclables a réuni fabricants et entreprises de services vélos et fournisseurs de stationnement vélo pour écrire au ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, et lui signaler que le décret ne prévoit la réduction d’impôt que lorsqu’il s’agit
de l’achat de vélos et de la location des équipements de sécurité (casques, antivols, gilets réfléchissants) et non pas de la location des vélos eux-mêmes. Or, c’est précisément ce que Vélogik propose : des services sur mesure intégrant à la fois la location, l’entretien des vélos (notamment de VAE), et l’installation d’équipements de stationnement. Ce que la loi aussi bien que le décret ont complétement négligé. Un autre impensé de la loi est noté par le co-fondateur de Vélogik Gwendal Caraboeuf : alors que la loi cite comme premier motif d’usage des vélos d’entreprises les déplacements domicile – travail, les salariés les utilisent en réalité bien plus souvent pour se déplacer à leurs rendez-vous et revenir, ou bien, s’ils travaillent sur un grand site industriel ou administratif, entre différents bâtiments.

Pour réclamer une évolution du cadre réglementaire prenant en compte dans les dépenses éligibles les charges de l’achat ou de la location des vélos, le courrier envoyé au ministre rappelle ce savoir-faire innovant, ainsi que le potentiel de création d’emplois et les retombées positives non négligeables qui l’accompagnent. Pour l’instant, le décret, certes à peine paru, ne convainc pas suffisamment et ne bouleverse pas la demande des entreprises, dont très peu en France se sont dotées d’une flotte de vélos. Il faut encore souvent, pour cela, un patron soucieux, poussé par un « collaborateur un peu geek », adepte du vélo utilitaire et fin connaisseur de ses bénéfices, comme dirait Gwendal (voir l’encadré : « Les alliés de la bicyclette« ).

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